En prévision du Conseil Municipal du 2 courant, j'avais envoyé une proposition d'amendement à la résolution n°13 de l'ordre du jour relative à l'acquisition par la Ville puis la cession à la SEMADS d'un pavillon sis 63 rue du Fort. J'ai présenté cet amendement en séance. J'ai été écouté mais pas entendu, ce qui m'a amené à m'abstenir lors du vote qui s'ensuivit. Récit d'une abstention regrettable car facilement évitable dans une démocratie vivante.
J'ai transmis par mail trois jours avant le Conseil Municipal, selon la procédure réglementaire, le texte suivant:
Conseiller Municipal MODEM d'Issy les Moulineaux
L'orateur de la majorité municipale a indiqué en séance "qu'il comprenait mon amendement" mais m'a fait rapidement sentir que le texte de la résolution resterait dans son état initial. Je ne pouvais alors pas voter contre cette résolution car son intérêt pour les enfants scolarisés est évident mais je ne pouvais pas non plus cautionner un regrettable mélange des genres. La cohabitation à l'intérieur d'une même résolution d'un projet scolaire pertinent et d'un projet urbanistique contesté n'est pas saine. Cette réalité donne pleinement son sens à l'abstention que j'ai votée, suivi en cela par mes deux collègues élus du MODEM .
Il eut été plus simple de retirer toute mention relative au projet du Fort dans la résolution concernée, ce qui nous aurait amené bien evidemment à la soutenir. La prise en compte d'un amendement n'a jamais été en démocratie une preuve de faiblesse. C'est bien au contraire une preuve de tolérance et d'ouverture d'esprit. L'oubli de cette réalité a fait de cette résolution une occasion manquée. Et quand, au sortir du Conseil, un membre de la majorité municipale m'a avoué que sur le fond je n'avais pas tort, j'ai mesuré à cet instant le long chemin qu'il reste à parcourir pour que la démocratie locale arrive à s'absoudre de tout à priori politicien induit par les clivages politiques.


Merci à Etienne Béranger de cette explication d'une position de vote.
On ne peut que regretter que les élus de droite comme de gauche dans notre conseil municipal n'est pas cette liberté de parole même si je reste convaincu que certains parmi eux doivent se pincer fort pour ne pas réagir selon leur vraies convictions.
Pour nos concitoyens, le MODEM prouve qu'il est ce qu'il dit : démocrate.
Rédigé par : PLP | 08 octobre 2008 à 15h35
en vous priant de m'excuser : "n'aient pas"
Rédigé par : PLP | 08 octobre 2008 à 15h39