La Caisse des écoles est historiquement issue d'une initiative d'un commerçant en 1849 dans le troisième arrondissement de Paris, conçue à l'origine comme une caisse de secours pour pourvoir aux besoins des enfants n'ayant pas matériellement la possibilité de fréquenter l'école.
Un loi votée le 10 avril 1867 a permis de reconnaitre légalement son principe et d'encadrer son fonctionnement, en prévoyant dans son article 15 qu’ « une délibération du Conseil municipal, approuvée par le préfet, peut créer, dans toute commune, une caisse des écoles destinée à encourager et à faciliter la fréquentation de l’école par des récompenses aux élèves assidus et par des secours aux élèves indigents ». Sa compétence pouvait être étendue à des actions à caractère éducatif, culturel, social et sanitaire en faveur des enfants relevant de l'enseignement du premier degré.
A Issy-les-Moulineaux, pour des motifs de cohérence et de rationalisation des moyens, le Conseil d’administration de la Caisse des Ecoles, créée en 1884, a décidé en décembre 2003 le transfert de ses activités à la Ville et au Centre Communal d’Action Sociale, à compter du 1er janvier 2004.
En tant que membre de la commission Education, mais également membre du Conseil d’Administration du CCAS, j’ai formulé une proposition d'action lors de la séance du conseil municipal.
Au moment de la dissolution définitive de cet organisme dans notre ville, il semble important de veiller à favoriser un lien de proximité entre les écoles et le CCAS, puisqu'une partie des compétences concernant les aides attribuées aux enfants défavorisés lui a été transférée.
En effet, l'analyse des besoins sociaux 2007 de la Ville réalisée par le CCAS montre d'un côté de nouvelles catégories de personnes en difficulté, avec une augmentation rapide des travailleurs pauvres, et de l'autre, une baisse de l'utilisation des aides de secours existantes.
Une connaissance optimisée des solutions mises en place par la Ville par des personnes relais permettrait à toutes les personnes placées objectivement dans les mêmes situations de besoins de passer certains caps difficiles.
Ce lien de proximité pourrait se matérialiser simplement par la mise en place d'un dispositif d'information et de sensibilisation auprès des directeurs et directrices d'école sur les aides facultatives, dites aussi de secours aux familles, qui ont pour objectif de faire face à un besoin élémentaire du quotidien, ou de prévenir des situations à risque, délivrées sous certaines conditions d'attribution par la Commission permanente du CCAS, sur le fondement des compétences qui lui sont dévolues par les textes (article L123-5 du code de l'Action sociale et des familles).
Les directeurs et directrices d'école, en contact permanent et à l'écoute des familles traversant des difficultés, peuvent être d'excellents relais pour transmettre cette information, en étant de véritables « veilleurs » au sein de la cité.
Ce dispositif pourrait prendre la forme par exemple d'une réunion d'information spécifique, ainsi que la conception d'un dépliant dont les directeurs et les directrices pourraient disposer au sein de l'école.
Rappelons que les aides du CCAS, appelées soit d'urgence, de secours financiers, facultatives aux familles, comprennent notamment :
- les aides financières ponctuelles pour la prise en charge de frais de cantine, d'énergie (électricité, gaz), santé et autres frais divers (assurance, eau, impôt). Certaines aides sont versées directement au créancier
- les aides versées sous forme de "Chèque d'Accompagnement Personnalisé" pour des dépenses d'alimentation, d'hygiène, d'habillement
- les aides au départ en vacances (pour les enfants via le Clavim)
- Le Libre Service social
- les aides aux enfants scolarisés : frais de cantine et activités périscolaires
- les aides à la compensation du handicap
- les aides à la mutuelle
Des aides très utiles pouvant permettre d'éviter l'aggravation d'une situation difficile, les impayés lourds de conséquences, les retards de loyers conduisant vers une expulsion...
En réponse à cette proposition d'action, Monsieur Philippe Knusman, maire-adjoint à l'Education, m'a répondu qu'un tel dispositif de travail de proximité avec les directeurs et directrices d'école serait mis en place, prévu dans le cadre du Protocole d'Action Sociale qui a été signé entre le Département des Hauts-de-Seine et la Ville le jeudi 29 janvier dernier.


Commentaires