La résolution 17 de la séance plénière du Conseil Municipal du 10 Décembre 2009 correspondait au débat d'orientation budgétaire. Après que le Maire-Adjoint chargé des Finances eut présenté les orientations budgétaires retenues par la majorité municipale pour l'année qui vient, le débat entre les diverses sensibilités représentées au Conseil s'est alors amorcé. Lors de ces échanges, j'ai rappelé les valeurs auxquelles sont attachées les démocrates et ce qu'elles impliquaient pour le futur budget municipal en tenant compte des réalités économiques, sociales et locales du moment.
Je me suis exprimé en ces termes:
"Mes chers collègues ,
Pour alimenter ce débat d’orientation budgétaire, j'exprimerai un regret, une considération étymologique et une conviction .
- le regret tout d’abord : même si la procédure suivie est réglementaire comme l’a rappelé Monsieur SZMARAGD en commission, je regrette que l'absence de vote sur cette résolution transforme ce débat d'orientation budgétaire en un exercice de style à la solennité tronquée.
- la considération étymologique ensuite: les orientations budgétaires sont par essence la traduction dans les chiffres de choix politiques à court terme impactant l'ensemble des Isséens, ces choix s'appuyant sur des valeurs et comportant une inévitable prise de risque inhérente à toute décision. Il ne saurait donc être question de trop s’attarder sur des mesures spécifiques car cet examen fera l’objet de la discussion budgétaire du printemps prochain .
- la conviction enfin: les choix politiques municipaux doivent se fonder sur les valeurs de résistance inscrites au fronton de toutes les mairies de France et qui sont la liberté, l'égalité et la fraternité; ces valeurs se déclinant fin 2009 dans un contexte de crise économique et sociale, dans un climat d'incertitude politique lié à la réforme territoriale et à la modification du principe d'attribution des ressources affectées aux collectivités locales et dans une prise de conscience croissante de la nécessité du développement durable.
- Au niveau municipal, pour garantir la liberté des citoyens, il faut :
1) En premier lieu une bonne gestion dégageant des marges de manoeuvre (c'est la cas, nous l’avons dit lors de la campagne municipale de 2008 et n’avons cessé de le reconnaître depuis)
-
Posons nous sans arrière pensée politicienne la question de savoir si les orientations budgétaires en l'état n'oublient pas certains de nos concitoyens isséens? Nous nous devons tous d’être en état de vigilance sociale, d’être des veilleurs prêts à détecter les situations de détresse qui ne peuvent laisser aucun d’entre nous indifférents. Que ce soit en matière de handicap, de logement, de santé, d’aide aux personnes âgées ou d’aide aux personnes sans emploi, le budget se devra de comporter des dispositions ayant comme finalité d’atténuer chacune de ces souffrances.
- Au titre de la fraternité qui se traduit par de la solidarité il y a nécessité d'une péréquation entre les plus favorisés et les délaissés pour rendre le système plus juste. A ce sujet la question de l'utilisation d'une partie de l'excédent budgétaire en temps de crise au profit des plus défavorisés se doit d'être posée.
Par ailleurs, les collectivités locales se doivent d'être des acteurs de la relance en matière d’investissement (par exemple en construisant l’école Justin Oudin), en pratiquant des partenariats publics privés ciblés et intelligents et en raisonnant au niveau de l'intercommunalité, selon le principe de subsidiarité pour assurer une plus grande homogénéité entre les communes et un meilleur service.
Enfin, le Développement Durable ou la social-économie environnementale comme nous disons au MODEM doit faire en sorte que l'économique ne jette pas aux oubliettes le social et l'environnemental. En étant pilote en matière d’équipements innovants, la ville contribue à faire baisser les coûts d’équipements encore trop inaccessibles financièrement pour les particuliers. Cette préoccupation de développement durable qui est une urgence sanitaire et sociale doit aussi se concrétiser en matière d'urbanisme avec une réduction de la densification des nouvelles constructions, de priorités sociales avec une attention particulière aux plus déshérités, de gestion des services publics, de gestion énergétique et de choix culturels.
Dans tous ces domaines, nous avons choisi une logique de partenariat pour l'élaboration du budget municipal qui sera discuté au printemps prochain loin des tentations d'autosatisfaction ou d'opposition de principe. Il s’agit pour nous d’adopter une attitude responsable et sans complaisance de propositions émises dans le souci de l'intérêt général. Les quelques mois qui nous séparent de la discussion finale sur le budget nous permettront de décliner notre démarche en espérant y être à la fois écoutés et entendus. "


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